A sea of endless strawberry milk

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Shirayuki Mai


15 y.o & ♀HumaineHelléborePremière année


« Bouge ton gros cul, tu bloques la route. »

    Dit-elle à une camarade de classe qu’elle surnomme Grosse Vache. Sa voix est douce, claire, féminine, cela ne colle pas aux dures paroles que j’entends. Elle est intimidante, dans une certaine mesure, car il n'y a qu'elle qui parle avec autant de dureté et ce sourire en coin, dans la classe. Pourtant elle a un visage adorable, presque angélique, et elle est très menue. Sa taille avoisine le mètre 50 et de ce que j’ai vu sur la balance durant l’examen médical, elle fait 34 kilogrammes. Elle est toute légère et toute petite, c'est amusant quand on voit son caractère. Alors qu’aujourd’hui on a cours de natation, elle a un grand gilet noir qui couvre ses bras et ses cuisses, ce qui est fort étrange car on est tous censés se jeter à l’eau. C'est comme si elle cachait quelque chose.

    Elle s’appelle Shirayuki Mai. Un joli nom de famille et un doux prénom, pour une fille mignonne au caractère de monstre. Elle a une longue chevelure lisse et ébène dont elle prend énormément soin, une peau de porcelaine que l’on sait fragile au vu des soins qu’elle y apporte durant les pauses, des sourcils fins et épilés avec soin, des yeux bridés, noirs, sur lesquels elle met des lentilles pour corriger sa vue et agrandir ses prunelles, elle met même une sorte de fil sur ses paupières pour donner l’impression qu’elle a de plus grands yeux et une double paupière. Elle n’en a pourtant pas besoin, elle est déjà mignonne. Aussi, elle a un nez fin et si petit que l’on voudrait le pincer, tout comme une petite bouche ronde, des lèvres fines et rosées, et un arc de cupidon prononcé qu’elle cache en ajoutant du fond de teint ou que sais-je par-dessus. Son visage est rond, petit, sa mâchoire est triangulaire et quant à ses dents, elles sont toute petites. Elle a vraiment une bouille d'ange, dommage que sa personnalité gâche tout.

    Elle a beau ne pas avoir de longues jambes et ne pas se déhancher, elle marche comme un mannequin. Comme une super star. Elle a de la prestance et du charme, sous ses airs de méchant petit animal. Ses gestes sont gracieux et légers, elle fait de petits pas mais sa démarche donne une toute autre impression. Ai-je précisé qu’elle a de longs ongles ? C’est peut-être une manie chez elle, mais elle les garde toujours longs. Peut-être pour se défendre ? On ne sait pas trop, mais elle a l’air d’en prendre soin et d’adorer dessiner dessus.

    Mai a toujours eu un style assez original. On ne sait d'où elle sort ses vêtements et ses idées, mais elle assemble toujours des choses simples à d'autres choses simples pour obtenir un résultat plutôt étonnant, mais beau et inspirant. On peut dire qu'elle aime la mode, mais que la mode ne l'aime pas parce qu'elle a du mal à se trouver des vêtements à sa taille.

    Présentement, elle est calme. Elle est assise dans un coin sombre, probablement pour se cacher du professeur. Elle n’a pas l’air d’avoir envie de nager, peut-être que ce n’est pas son truc. Elle est recroquevillée, un bras autour de ses genoux, jouant d’une de ses mains libre avec ses cheveux. Elle sort un miroir de sa poche pour arranger sa frange, puis fait des grimaces avant de faire un bisou à son miroir. Quelle narcissique. Quand j’y pense, Mai est le genre de fille à mettre beaucoup de maquillage pour au final avoir un look naturel. C’est aussi la fille de la classe qui est du genre à se mettre en colère quand quelqu’un dénigre les femmes qui font du bonnet A et qui manquent de fesses – parce que c'est son cas. D’ailleurs, quand elle se met en colère, son accent d’Osaka ressort très fortement, c’en est si drôle qu’on ne la prend jamais au sérieux. C’est quand elle n’est pas en colère qu’on craint pour nos bras, puisqu’elle nous griffe… C’est bizarre car elle n’est pas du genre violente quand elle entre dans une colère noire, elle est plutôt du genre à crier, et quand elle ne l’est pas, c’est une brute.

    La plus grande fille de la classe l’approche pour lui dire que c’est injuste qu’elle ne nage pas. Mai est visiblement agacée par la remarque, alors elle se mord la lèvre inférieure avant de se lever, de croiser les bras et de la regarder de haut, sauf qu’elle doit fortement relever le menton pour en donner l’illusion.

« Tu as un problème, le Poteau ? »

    Elle donne des surnoms plutôt classiques, mais le ton qu’elle emploie la vexe. Le Poteau en question tire sur son gilet et lui ordonne de lui montrer ce qu’elle cache, ce qu’elle refuse avec force comme si elle avait vraiment quelque chose à couvrir, donc elle se débat en lui disant d'arrêter sans élever la voix pour ne pas trop attirer l'attention. Malheureusement, à son grand dam, l’autre fille insiste avant de réussir à retirer son gilet.

    Mai a de nombreuses vergetures sur les cuisses, le côté des cuisses et le fessier. Elle écarquille les yeux, stupéfaite par le geste de sa camarade de classe et le fait qu'elle voit ces immondicités, les lèvres entrouvertes. Rapidement, elle récupère le gilet et le remet à la hâte, honteuse de cette partie d’elle. Elle jette un regard noir à celle qui a osé retirer son gilet et part sans un mot, baissant la tête comme vaincue. Je pense qu’elle ne se doute pas que moi qui étais à côté, et qui la voyais de profil, ai vu les brûlures de cigarettes sur son épaule et le bas de son dos. Je crois qu’elle se soucie plus du fait que l’on ait vu ses vergetures plutôt que ses brûlures. En même temps, je dois être la seule personne à pouvoir les voir, puisqu’il n’y a que moi qui peut avoir un aperçu de son épaule et de son dos.

Where is my strawberry milk ?

    Assise en face de moi, se tient Mai et son éternel brique de lait à la fraise à la main. Elle regarde l'extérieur, sans grand intérêt. Elle a l'air de vouloir garder la bouche scellée et elle me le fait bien comprendre en ne disant rien et en ne me regardant pas. J'aurais dû m'y attendre, puisque c'est moi qui l'ai forcée à venir. Je voulais seulement savoir ce qu'elle était devenue au fil des années, elle allait si mal, depuis deux ans. Tant qu'elle a considérablement maigrie, je me demande si elle est anorexique maintenant. Probablement pas puisqu'elle se gave de lait à la fraise.

    Mai a toujours été du genre méfiante. Depuis qu'on se connaît, et je peux dire que cela fait de nombreuses années, elle a toujours pris ses distances avec les autres tout comme avec moi. Elle est renfermée, secrète et pessimiste. Je crois qu'elle a peur des gens, de ceux qui l'entourent, ou du moins de ce qu'on pourrait lui faire si jamais elle réduit la distance.

    Elle agit brutalement, elle est impolie, elle est grossière, mais elle n'est pas méchante et sinon ce n'est pas dans son intention. Elle prend les gens de haut, elle se moque des plus présomptueux et des plus beaux, mais c'est parce qu'elle a un grand complexe d'infériorité. D'ailleurs, elle dégradait beaucoup son apparence jusqu'à l'année dernière, tout comme ses compétences, mais c'est pour cela qu'elle prend grand soin de son physique et qu'elle porte un certain intérêt pour la mode. C'est aussi pour cela qu'elle est devenue perfectionniste. Si rien n'est parfait, elle se met en colère et dit beaucoup de vilains mots. Désormais, elle ne se mutile plus mentalement, elle se lance des fleurs et c'est sûrement ce qui agace les autres filles, mais ça, elle dit s'en moquer royalement.

    Mai ne s'entend pas bien avec les filles, elle est garçon manqué, elle aime les jeux vidéos, elle dit des gros mots et parfois on la croit lesbienne, donc ça n'arrange pas vraiment ses relations. De plus, comme ses amis sont généralement des garçons, on ne peut pas dire que ça aide. Mai se dit souvent que ce n'est pas grave, elle se rassure en se disant que les filles sont des plaies, de toute manière.

    Sous ses airs narcissique, superficiel et son goût pour la mode, c'est une fille complexée qui a beau avoir du respect envers sa personne, n'a que peu d'assurance et croit toujours faire les mauvais choix. Pourtant, c'est une fille intelligente et terre-à-terre qui a généralement un très bon jugement et une très bonne analyse des choses. Elle observe le monde et réfléchit, car elle-même se demande pourquoi les choses sont comme elles sont aujourd'hui.

    Mai déteste qu'on lui rappelle qu'elle a de petits seins et un manque flagrant de fessier. Ce n'est pas parce qu'elle manque de formes qu'elle manque de cœur et de beauté. Elle déteste qu'on lui rappelle qu'elle est petite, aussi. Généralement, elle a tendance à griffer la personne qui ose, que ce soit un garçon ou une fille, donc il vaut mieux éviter.

    Elle a toujours été bonne en science. Sous ses airs ingénus, elle est très bonne en programmation et adore créer, inventer. Elle aime aussi étudier les maladies et les nombreuses façons de les soigner. Plus tard, elle voudrait faire de la recherche dans le domaine de la santé et trouver un moyen de sauver le monde. Elle veut être une super-héroïne, même si c'est un souhait niais d'après elle. Pour pouvoir sauver le monde, elle va cependant devoir soigner sa peur d'autrui, ce qui risque de prendre beaucoup de temps.

    Mai est une tsundere affirmée, et il est facile de la provoquer ou de la pousser à faire quelque chose quand sa fierté est en jeu. Elle est un peu bête parfois, heureusement qu'elle se rend vite compte qu'elle fait une erreur - bien qu'elle ne fasse jamais de retour en arrière sauf cas exceptionnel car son honneur passe avant le reste. Et ai-je précisé qu'elle est bonne cuisinière ? Elle est douée, il faut dire, mais c'est tout ce qu'elle sait faire dans une maison. Elle ne sait rien faire d'autre si ce n'est rajouter plus de travail et plus de poussières - comment est-ce possible ?

    Pour vous prouver que je la connais mieux que quiconque, je sais que Mai a une peur panique du surnaturel, des monstres, et maintenant qu'elle sait qu'ils existent : des Oni. Oui, elle en a une peur bleue. Elle ne comprend pas qu'ils aient pu se cacher de la société depuis tout ce temps et encore aujourd'hui. Elle est persuadée que s'ils ont été isolés, c'est pour le danger qu'ils pourraient apporter. Et s'ils sont des Oni, c'est parce qu'ils sont mauvais. Nocifs pour la société. Ils ont une force herculéenne, des capacités physiques extraordinaires et une résistance hors-norme. Ils sont dangereux, à ses yeux et même si pour le moment, je suis la seule personne à le savoir, tout simplement parce que par fierté, elle leur parle avec une impolitesse et une froideur terrible pour couvrir sa peur et éviter que quiconque le sache, elle s'enferme après dans les toilettes pour se lamenter et sèche même la plupart des cours pour éviter d'être dans la même pièce que les Oni. Pour elle, la cohabitation entre deux races diamétralement opposées est impossible. Jamais, au grand jamais, ils ne pourraient s'entendre si déjà les humains entre eux ne peuvent se mettre d'accord. Si en plus les Oni sont faits pour être plus puissants que les humains, il y aura toujours une race qui surplombera l'autre et comme l'être humain est bête, il créera une autre arme destructive pour éliminer les Oni.

    C'est bizarre, je connais Mai depuis des années mais j'ai l'impression que jamais le mur qui nous sépare ne s'est dégradé avec le temps. Elle ne m'accorde toujours pas de sourire, elle ne m'a jamais couvé d'un doux regard, c'est comme si on avait toujours été ensemble sans jamais vraiment l'être. Qui suis-je, pour elle ? Rien, peut-être. Je fais partie du paysage, de ce qui existe mais pas dans le monde dans lequel elle vit.

    Mai, quand guériras-tu ta peur d'autrui ? Est-ce ce qui te tient éloignée de moi ? As-tu peur de ce que je pourrais te faire ? Tu es une froussarde, au fond. Tu as peur de ce qui te semble inhabituel, de ce qui pourrait te faire mal. Tu peux t'entendre avec quelqu'un mais ne jamais t'en rapprocher pour t'en faire un ami. Tu préfères être seule, parce que tu es une peureuse. Pourtant, je sais que tu aimes les gens, dans une certaine mesure, sinon tu ne souhaiterais pas être une super-héroïne. Tu aimerais qu'on reconnaisse ta valeur, tes efforts, ton dur labeur, mais jamais tu ne reçois d'encouragement ou de récompense pour le travail que tu effectues sur toi-même et pour les autres. Ou du moins, c'est ton impression, car je fais de mon mieux. Peut-être ne suis-je pas la personne vers qui tu veux te tourner, de qui tu veux entendre de belles paroles, car je t'en ai peut-être déjà trop dits et qu'ils n'ont plus de sens à tes oreilles. Dans ce cas, je veux être la personne dont tu te souviendras toujours comme le soutien que tu n'as pas eu quand tu étais en primaire. Si je ne peux être ton amie, je veux au moins ça.

    Je me lève et prends mon sac avant de payer l'addition. Je t'accorde un sourire, mais tu ne me regardes pas, tu es plus intéressée par l'extérieur que par moi. Je te salue de la main en signe d'au revoir, mais je sais que ton silence signifie que plus jamais plus tu ne me répondras.
Chubby girl
    Mai souffrait de boulimie. Depuis la mort de son grand-père, elle ressentait un vide constant qu’elle compensait en mangeant des quantités excessives de nourriture en un court délai, sûrement pour oublier qu’elle était incomplète au fond d’elle-même. Elle a toujours vécu avec sa mère, car son père était absent, ou qu’en savait-elle : elle n’a jamais su qui il était ni où il était ; avec le temps, elle a appris à l’oublier et à s’habituer à ceci. L’amour paternel qu’elle recevait venait de son grand-père, qui vivait avec sa mère et elle depuis le décès de l’amour de sa vie : sa femme. Mai a donc toujours vécu avec son grand-père et sa mère jusqu’à ses 7 ans où sa famille ne se résumait plus qu’à sa génitrice. La tristesse ressentie par ce soudain décès la poussa à manger trop, beaucoup trop, jusqu’à en devenir presque obèse.

    Les enfants sont cruels, on le sait tous pour avoir connu la méchanceté dont ils étaient dotés. À l’école, Mai était raillée pour sa masse, sa taille, son visage, ses lunettes et ses bonnes notes. Elle reflétait la caricature de l’intello, à cette époque. Elle n’avait pas beaucoup d’amis non plus. Des partenaires de jeu, elle en avait, évidemment, mais des amis, peut-être. Soit ils faisaient semblant de l’être pour finir un gage, soit pour plus tard se moquer d’elle ou se vanter. Les enfants sont cruels, c’est une dure réalité.

    Pour compenser sa solitude à l’école, elle mangeait. Elle mangeait encore et encore. Sa mère était inquiète, Mai le savait, mais engloutir de la nourriture, c’était un besoin compulsif qu’elle ne pouvait réprimer. Un jour, elle prit rendez-vous chez un thérapeute. C’était une bonne idée, qui fonctionna pendant un long moment, jusqu’à l’entrée au collège.

    Au collège on est bêtes, on veut plaire, on veut s’affirmer, on veut se trouver… Alors on fait de mauvaises choses sans savoir le mal qu’on produit. Mai voulait maigrir, voulait être belle, voulait plaire. Elle ne voulait pas être une princesse, elle voulait seulement qu’on lui dise qu’elle était belle et que ce n’était pas grave de beaucoup manger. Elle voulait des amis aussi, qui pourraient lui dire de gentilles choses, qui pourraient l’aider, qui pourraient la consoler, qui pourraient lui dire que ce n’était pas grave de refléter le cliché intellectuel. Elle ne voulait pas grand-chose, mais quand elle voulait se rapprocher de quelqu’un, elle avait toujours cette boule au ventre, cette timidité excessive et cette peur de souffrir et d’être trahie. C’était une froussarde, elle ne pouvait répondre à quelqu’un sans prendre un ton froid et désintéressé pour se protéger des autres. Elle avait peur de faire le premier pas, alors elle voulait que ce soient les autres qui l’approchent… Mais qui voudrait s’approcher d’une fille aussi laide ?

    En cinquième, Mai commença à prendre beaucoup de laxatifs et de pilules amincissantes – sans avertir sa mère – en espérant perdre de la masse. On l’appelait Buta (porc/cochon en japonais) à cause de sa taille et de son surpoids. Entre temps, une fille qui s’était soudainement intéressée à elle faisait son apparition dans sa vie. Une jolie camarade de classe, qui aimait beaucoup plaire et avoir l’attention des autres. Mai pensait que c’était pour cela qu’elle venait la voir, pour qu’on lui dise qu’elle était gentille de parler à une fille aussi seule qu’elle. Mai n’aimait pas cela, mais elle ne détestait pas sa compagnie pour autant. Elle était agréable et simple, elle avait toujours des sujets de discussion intéressants, même si cela se voyait qu’elle était hypocrite… à toujours lui dire de gentilles choses, elle ne pouvait qu’être hypocrite, mais au moins elle n’était pas seule. Bien sûr, Mai savait qu’il valait mieux être seul que mal accompagné, mais à trop supporter la solitude, elle finit par détester cela. Elle ne voulait plus se sentir esseulée.

    Cette camarade de classe lui partageait ses secrets pour avoir une belle peau, de beaux cheveux, une taille de guêpe ainsi que ses conseils vestimentaires. Entre autres, comment plaire physiquement et Mai adorait ces moments-là, car elle apprenait en même temps à prendre soin d’elle. Plus Mai appliquait ce qu’elle lui disait, plus elle devenait mince et jolie et plus elle s’aimait elle-même. C’était agréable de s’aimer, il faut dire. C’était aussi agréable de se sentir spécial. Sa camarade la faisait se sentir spécial.

    Son sentiment de manque ressurgit quand elle se rendit compte que jamais elle n’égalerait cette camarade de classe. À force de se comparer à celle-ci, les différences devenaient évidentes et elle se mit à la jalouser, à l’envier et parfois elle se mettait en colère contre elle sans raison concrète. Alors qu’elle perdait du poids, elle en reprit en mangeant des gâteaux et des bonbons. Elle risquait de devenir obèse et elle le savait, mais elle ne pouvait s’arrêter. C’était une obsession, de manger. Certains se droguent, d’autres se mutilent pour compenser cette absence d’unité mais elle, elle mange.

    Un jour, cette camarade de classe alla chez Mai et la prit en flagrant délit en train de terminer une charlotte entière avec ses mains. Elle qui pensait qu’elle voulait maigrir pour regagner de l’amour propre, elle fut… ébahie, tout comme Mai. Mai n’aurait jamais cru qu’elle la verrait commettre cette erreur. D’ailleurs, jamais elle n’aurait voulu qu’elle la voie ainsi, se goinfrer comme un… porc affamé. Elle avait honte, terriblement honte, et elle se sentait mal, horriblement triste. C’est ainsi qu’elle se rendit compte que quelque chose clochait chez elle, qu’elle avait un problème et qu’elle avait besoin d’aide. Elle avait honte d’être ainsi, ronde et incomplète, d’être cette fille qui devait compenser son manque en engloutissant des quantités de nourritures excessives. Elle demanda de l’aide à sa camarade de classe, elle était désespérée et elle le voyait bien. Alors elle lui proposa de se faire vomir elle-même. Mai savait que c’était dangereux, elle savait aussi que sa camarade ne lui suggérait pas cela par pitié ou par générosité, probablement pour faire semblant de lui proposer une solution, mais elle accepta, peut-être sous le désespoir. Être appelée Buta, être laide, ne pas être mince, être raillée, ne pas pouvoir s’arrêter de manger… Elle en avait assez, elle allait devoir passer à la manière forte pour s’affirmer, autrement elle ne se sentirait plus capable de se lever le matin.

    Mai jeûnait, se faisait vomir si elle songeait qu’elle mangeait trop, prenait des laxatifs et des pilules amincissantes, courait beaucoup voire au-delà de ses limites pour maigrir. Elle mettait sa santé en danger, mais elle s’en moquait si c’était pour atteindre son idéal. Elle était désespérée, assez pour se dire qu’elle pouvait recommencer à zéro dans tous les sens du terme si c’était pour cesser son enfer. Elle voulait maigrir, elle voulait absolument maigrir… En maigrissant, elle eut, en prime, des vergetures dont elle ne se rendit pas compte tout de suite. On le lui fit remarquer en cours de sport.

    En cours de sport, on compare souvent son propre corps au corps des autres. Beaucoup utilisaient Mai pour référence, car c’était la moins jolie de la classe. On vérifiait qu’on n’avait pas ses poignets d’amour, qu’on n’avait pas ses fesses, qu’on n’avait pas sa cellulite, qu’on n’avait pas ses boutons et autres… Et en l’observant bien, des filles lui firent remarquer que ses cuisses étaient laides. « Ugh ! Des vergetures ! », entendit-on en plein cours. Tout le monde la regarda et fit des commentaires. Jamais Mai n’avait autant eu honte de son corps que ce jour-là.

    Sa réputation ne s’améliorait pas, ni le respect qu’avaient les gens envers elle. Un jour, on brûla des cigarettes sur son épaule et le bas de son dos : « Pour rire ! », bien sûr. Mais ce n’était pas amusant. C’était douloureux. Heureusement que personne ne pouvait voir ces brûlures sous ses vêtements… Elle n’en avait pas honte, mais elle en tenait un mauvais souvenir, et on ne voulait pas qu'on croit qu'elle était persécutée dans sa jeunesse, plus tard dans sa vie, même si c'était la vérité.

    Mai ne comprenait pas ce mépris que les autres avaient envers elle, mais elle savait que c’était plus facile pour les gens de s’en prendre à ceux qui se sentaient le plus mal dans leur peau. Elle n’était pas différente, elle critiquait les plus beaux pour qu’ils se sentent mal, pour qu’ils se sentent inférieur. Pour qu’ils se sentent comme elle… Même si elle savait que c’était mal et qu’elle n’en était pas fière.

    Un jour, elle fit un malaise à force de jeûner, de prendre des pilules et de faire autant d’efforts physique. Elle avait perdu 15 kilogrammes en dix jours en faisant cela, ce qui était énorme. On lui dit qu’elle risquait de devenir anorexique si elle continuait sur sa lancée, et dans ce cas il n’y avait pas de retour en arrière possible pour elle. Elle arrêta. Principalement pour sa mère.

    Si elle ne pouvait plus prendre de pilules et jeûner, elle allait devoir faire du sport régulièrement et pas excessivement. Elle allait aussi devoir manger sainement, ce qui allait s’annoncer difficile car elle était habituée à la nourriture grasse. Néanmoins, si elle voulait devenir mince et s’affirmer, elle allait devoir faire des compromis. Elle en fit énormément pour arriver à ses fins, pour devenir mince et jolie… Comment en était-elle arrivée à vendre de la drogue ?

    Sa mère avait des problèmes financiers depuis un moment, et c’était probablement à cause de Mai qu’elle était en chute libre. Elle devait faire quelque chose pour l’aider. Elle ne pouvait prendre un travail à mi-temps, elle était trop jeune pour cela et même si elle mentait sur son âge, son visage ne l’aidait pas pour cela. Elle refusait de se prostituer, de toute manière qui voudrait d’elle ? Il ne restait plus que la solution facile, le trafic de drogue, même si c’était dangereux, même si c’était… une très mauvaise idée. Malheureusement, comme on dit, la fin justifie les moyens.

    Mai parvint à se faire de l’argent en vendant de la drogue. C’est étonnant, mais en réalité, beaucoup d’élèves se droguaient pour échapper à la dure réalité de la vie. Quand elle l’apprit, elle se rendit compte qu’elle n’était pas ce qu’elle croyait être : une des rares personnes qui souffraient. C’était rassurant de le savoir tout comme c’était horrible d’apprendre cette dure vérité. Les gens souffraient souvent et souvent à cause des autres.

    Mai fut un jour prise en flagrant délit en train de vendre de la drogue non loin du collège. Elle fut renvoyée et son crime fut transcrit dans son dossier scolaire. Plus aucun établissement ne voulait d’elle à cause de cela, elle regrettait d’avoir choisie la voie de la facilité pour aider sa mère. Elle aurait pu faire autre chose, comme l’aider à surveiller les économies et consommer moins pour mieux économiser. Dorénavant, elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, elle ne pouvait se lamenter. Il était trop tard pour retourner en arrière, son dossier la suivrait où qu’elle aille et quoiqu’elle fasse. Elle ne pouvait rattraper son erreur, ni récupérer la confiance que sa mère avait envers elle, ni l'aider. Tout était terminé.

    Sombrant dans les tréfonds du ravin dans lequel elle ne pouvait plus qu’espérer voir un semblant de lumière apparaître dans le creux de son iris, un miracle survint pour réveiller son âme. Une lettre fine et petite, blanche et en même temps couverte de caractères noirs. Elle allait avoir la possibilité de se rattraper, d’effacer ses erreurs. Elle allait pouvoir aller au lycée puis continuer ses études. Un espoir dans ce monde noir de difficultés. Elle devait attraper cette opportunité afin de démarrer une nouvelle vie. Si elle avait su qu’elle allait recommencer de zéro dans un nouveau monde, elle aurait peut-être hésité, mais puisqu’elle sombrait au fond d’un ravin, il ne lui restait plus qu’à remonter pour en sortir. Sa mère n’attendait que cela, tout comme elle, elle ne pouvait la décevoir. Elle reviendra à la maison, un diplôme de médecin dans les mains, même s'il faut en baver... Si du moins elle parvient à surmonter sa peur des Oni.

Poussin

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Buddy: Yosano Yoshiki
Mar 29 Aoû - 18:28
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Date d'inscription : 01/08/2017
Feat : OC - Sawasawa
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Bon hein, tu sais ce que je pense de ton feat donc voilà je vais pas m'attarder mais voilà P12
J'aime ton personnage For you
J'aime ta façon d'écrire luc1
Bref, voilà tu sais tout **
T'as la classe :P
Re bienvenue Poussin



Merci Aëvan pour cette superbe signa !
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Mer 30 Aoû - 20:27
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Feat : Hate-chan d'Aoi Ogata
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Merci Tsubasa, c'est gentil tous ces compliments et cet accueil, je suis touché yoo8

Et je sais que j'ai la classe sexyboy

J'ai fini ma fiche, j'espère qu'elle plaira aux autres ! Go go !
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