This is how we first met

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Poussin, Aë sucre & Jumin Howard
Jeu 17 Aoû - 21:27
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Maxxie & Aëvan
    Dans un château immense au milieu de la capitale d’un empire, se trouve un homme à la chevelure ébène, attachée en une queue de cheval basse dû à sa longueur. Jeune de 23 ans, finement musclé et dépassant le mètre 95, on peut dire qu’il est particulièrement impressionnant. Il se dévête dans sa chambre spacieuse et ornée de décors de pays qu’il a visités ou conquis, dévoilant son corps entretenu et bâti au fil des entraînements à l’épée et des batailles à son miroir. Des cicatrices sont visibles sur son torse et son épaule droite, prouvant qu’il ne s’est jamais tenu à l’écart des combats ; rien de bien méchant cependant, et même si elles démontrent sa bravoure, il ne les apprécie guère car elles entachent son incroyable beauté. Il est assez narcissique, c’est une chose dont la plupart de ses servantes prennent en compte quand elles viennent le soir pour lui appliquer ses soins capillaires et cutanés.

    Il enfile des vêtements venus d’une contrée lointaine afin de se faire passer pour un commerçant venu de l’étranger, prévoyant de quitter le palais en douce pour visiter sa capitale. Oui, sa capitale. Il considère qu’elle lui appartient, à lui seul, mais c’est justement car elle est sienne qu’il en prend soin ou du moins du mieux qu’il le peut. Mettant une sorte de longue chemise blanche, une large ceinture colorée autour de sa taille et un large pantalon blanc, il finit en mettant une perruque mi-longue blonde sur sa tête pour couvrir ses cheveux noirs et des lunettes sur son nez. Ses boucles d’oreille pendantes, à pendentifs verts en forme de larme, restent, contrairement à la chaîne dorée qu’il garde généralement autour de son cou.

    Cela fait un bout de temps qu’il n’est pas allé à la capitale, quand il y songe, pour cause de manque de temps. Il la regarde parfois de la fenêtre de son bureau quand il s’autorise une pause, quelques changements ce sont opérés devant ses yeux du haut du château, mais observer d’en-haut n’est pas suffisant pour voir les problèmes qui s’y trament ; puisque rester sur un siège n’a jamais permis personne de changer son royaume il doit donc descendre pour avoir une bonne vision des choses.

    Il s’avance vers la fenêtre quand il est certain que son déguisement est terminé et lance une corde qu’il a prise dans la réserve pour descendre. C’est quelque peu dangereux, mais il n’a pas froid aux yeux. Il a fait cela de nombreuses fois quand il était encore enfant, et bien sûr, pas dans ce château. Il a une pensée pour son majordome. Si celui-ci le savait, il l’aurait certainement sermonné et aurait suggéré d’envoyer quelqu’un pour observer la capitale et lui faire des rapports à sa place. C’est bien dommage, mais le Roi que voici préfère voir les choses de ses propres yeux.

    Cela lui prend bien dix minutes pour descendre le palais en toute discrétion, puis vingt minutes de plus pour traverser la cour et enfin traverser le mur qui l’entoure sans se faire repérer. C’était épuisant, mais au moins, il est maintenant à l’extérieur des murs, c’est le principal.

    Des boutiques à perte de vue, des stands de nourriture, des nobles et des calèches qui traversent les rues. Il est dans le quartier le plus animé de la capitale, celle qu’il observe chaque jour avec grand intérêt. Il a cru pendant longtemps que c’était en se basant sur l’activité de celui-ci que l’empire était donc en paix. C’est faux, évidemment. C’est pourquoi il est sorti.

    Il s’éloigne rapidement des haut-quartiers, ceux-ci étant de peu d’intérêt. Il s’avance directement vers les bas-quartiers, la situation de ceux-ci étant souvent ignorés et oubliés puisqu’ils sont loin du palais et qu’on les tait. De ce qu’il en sait, ce sont des endroits dangereux et seuls les miséreux y résident. Vols, meurtres. Les crimes s’enchaînent, ici. Probablement à cause des Oni, c’est dans leur sang que réside le mal, quand on y pense, mais cela semble avoir peu d’importance à force de réflexion. Le Roi réprime un rire à cette pensée. On est capable de vivre à leur côté malgré le démon qui coule dans leurs veines, on peut même les appeler amis et partenaires. Il le sait, car il en a engagés certains, à ses risques et périls. C’est dérisoire.

    Il arrive dans les bas-quartiers après de longues minutes de marche. La misère se sent et se voit. Des femmes et des enfants mendient dans les rues, les portes et les fenêtres des maisons sont délabrées, les gens sont crasseux et maigres, certains portent des haillons, la nourriture que l’on voit dans les stands sont moindres et à des prix relativement bas. C’est le quartier pauvre dans lequel résident tous les Oni et les humains les plus miséreux. C’est à cette vision qu’il se fait la réflexion que c’est le fruit d’un gouvernement mal contrôlé. Privilèges aux riches, exil aux pauvres et à l’autre race. Toutes ces personnes sont des bannis de la société. Dire qu’on ne le lui en a jamais fait part. Ou du moins on ne lui a jamais rapporté la gravité de la situation.

    Soudain, il entend des cris et des bruits de pas violents. Le Roi tourne la tête en direction de ceux-ci, interloqué et aperçoit deux hommes poursuivant un individu encapuchonné avec un bout de bois chacun dans la main. Le poursuivi semble distancer les poursuivants et de loin, mais il ne semble pas trouver le moyen de les semer. Que se passe-t-il, exactement ?

« Reviens ici, sale gamin ! Sinon tu vas nous le payer cher, crois-moi ! »

    Effrayés, la plupart des gens qui occupent la rue rentrent dans leur maison pour éviter d’être impliqué dans cette altercation, ce qui semble être justifié au vu de la carrure des deux hommes. Le Roi se cache également dans une ruelle pour ne pas être vu, craignant qu’au vu de ses vêtements, on le prenne pour un riche commerçant et qu’on s’en prenne à lui plutôt qu’au poursuivi, mais lorsqu’il s’aperçoit que le corps de l’encapuchonné est fin et que ses hanches sont larges comparées à sa taille, il saisit la possibilité que ce soit une femme. Gentleman qu’il est, il attrape le fin poignet de celle-ci lorsqu’elle passe près de lui et le tire vers lui le plus rapidement possible avant de se retourner afin que les poursuivants, s’ils regardent dans la ruelle, ne voient que son dos. Il couvre la bouche de l’encapuchonnée qui lui fait dos, tout en se disant qu’en effet, c’est bien une femme qu’il tient dans ses bras, même s'il ne voit pas son visage. Cependant, il se questionne pendant que les deux poursuivants passent leur chemin et s’éloignent de la ruelle. Qu’a-t-elle donc fait pour mettre ces personnes en rogne ? Quelque chose de grave, certainement.

« Et bien, on peut dire que vous les avez mis dans une colère noire. Vous allez bien, mademoiselle ? »

    Lui chuchote-t-il en libérant sa bouche et son corps.



Freedom exists

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Sam 9 Sep - 11:35
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L'une des choses les plus importantes que Maxxie s'était imposé en commençant à voler était de ne jamais commettre plus d'un vol en moins de trois jours dans son quartier. Car elle et sa famille survivaient principalement grâce à cette pratique, et qu'elle ne pouvait pas se permettre de se faire pincer pour vols à répétition et de risquer la prison – ou quelque châtiment plus atroce que l'on pouvait faire subir aux voleurs de son genre. Et pourtant, en ces temps la nourriture se faisait de plus en plus rare, et la famine commençait à gagner tout le royaume, atteignant même petit à petit les bas-fonds de la capitale. Ce jour elle allait donc être obligée de transgresser cette règle d'or.

La matinée était déjà bien engagée lorsqu'elle fut réveillée par ses frères et sœurs. C'était le premier jour de repos qu'elle prenait depuis des semaines mais les quatre garnements n'avaient que faire de son sommeil et lui réclamaient à manger. Après un rapide coup d'œil dans les quelques placards – vides – de la maison, elle leur trouva une activité afin de les faire patienter le temps qu'elle aille leur "acheter quelque chose". Ainsi, quelques minutes, dix-huit marches d'escaliers et un baiser sur la joue de son père plus tard, elle quittait l'auberge familiale en direction des rues marchandes du quartier.

Aussi loin qu'elle se souvienne, sa famille avait toujours possédé cette auberge, dont l'étage avait été transformé en chambres pour les clients et en appartement pour eux-mêmes. Originellement, son grand-père maternel était le propriétaire de la bâtisse ; son père travaillait au bar, sa mère à la cuisine et elle-même au service des clients et au nettoyage des chambres. Mais voilà des années que l'affaire coulait, et que d'auberge le commerce avait finit en simple bar tous les soirs rempli d'ivrognes ou de soldats de l'armée royale, qui venaient se noyer dans l'alcool de qualité plus que moyenne que l'on servait, car les prix des chopes défiaient toute concurrence dans le coin et car ils savaient qu'ici, au moins, personne ne viendrait les trouver et qu'ils pouvaient agir librement, comme bon leur semblait.

Dehors, le temps était mauvais. Le soleil brillant de la veille avait cédé sa place à la grisaille sombre et lourde des mauvais jours d'automne, et le ciel menaçait d'éclater à tout moment ; cela donnait aux ruelles de la ville une couleur encore plus triste, plus pauvre qu'en temps normal. Maxxie fit mine de se promener pour s'éloigner au mieux de l'auberge et commettre son méfait en toute impunité, sans risquer de se faire reconnaitre et de voir sa famille en pâtir. Ces derniers temps, les commerçants étaient particulièrement aux aguets, car le nombre vols à l'étalage par jour ne cessait de croitre. Elle allait donc devoir redoubler de ruse et de rapidité si elle ne voulait pas se faire pincer.

Elle avait rabattu la capuche de son long manteau sur sa tête, ce qui cachait entièrement son visage fin et sa chevelure blanche. D'un pas décidé, elle rejoignit l'étalage qu'elle avait prit pour victime. Tout un tas de personne s'était agglutiné autour, sans doute car le pain la marchandise venait tout juste d'être cuite, et ce beau monde parlait, braillait, criait, sans que personne ne fasse attention à rien : la cible parfaite. Elle n'était encore jamais venue ici, c'était donc une première ; et comme elle ne connaissait ni le boulanger, ni sa femme présente derrière l'étalage, elle devait absolument rester vigilante. L'air naturel, elle se glissa dans la foule comme le faisaient les autres citoyens, faisant mine d'attendre son tour de service. L'odeur qui se dégageait des différentes pâtisseries était plus qu'alléchante, et son estomac se tordit quand elle pu apercevoir la beauté des tartes aux pommes sucrées, des pains au chocolat chauds, des croissants dorés.

Quand elle fut assez proche de l'étalage, elle glissa discrètement une miche de pain sous son manteau. Son ventre lui criait d'attraper au passage une pâtisserie, mais elle parvint à se contenir : c'était un risque inutile qu'elle ne devait pas prendre. Sentant un regard suspicieux sur ses épaules, elle décida de déguerpir au plus vite et commença à rebrousser chemin, quand tout à coup, une voix de femme retentit derrière elle :

"Au voleur ! Ce garçon a volé du pain !"

Oh non. Tout, mais pas ça.

Prendre ses jambe à son cou lui semblait être alors la meilleure idée dans l'instant T. Bousculant au passage les quelques dernières personnes qui lui barraient la route malgré elles, […] parvint à se frayer un chemin dans l'arrière de la foule et se mit à courir. Quelques mètres plus loin, la voix rauque du boulanger retentit, suivis d'une agitation sans pareil. Elle n'osa pas se retourner, de peur de perdre du temps ou de tomber, mais elle pu sentir qu'elle était poursuivie.

"Au voleur ! Au voleur ! Ne le laissez pas s'échapper, arrêtez-le !"

De plus en plus d'agitation. Ca ne sentait pas bon du tout, ça. Elle fini par risquer un regard par-dessus son épaule : deux hommes la poursuivaient de près.

Ah, c'est pas vrai...


Elle tenta d'accélérer. Devant elle, à quelques dizaines de mètres, un carrefour. C'était sa chance : elle était agile, si elle parvenait à passer entre les charrettes et que les hommes restaient bloqués derrière, elle pourrait peut-être leur échapper.
Allez, plus que quelques mètres…

Elle slaloma entre quelques passants, avant de parvenir enfin à rejoindre le carrefour, qu'elle traversa comme une furie. Elle esquiva un cheval, passant derrière une charrette de légumes, et en profita pour y prendre au passage un petit chou. Elle se remit à courir, quand soudainement elle se senti attirée sur la gauche. Un homme la plaqua contre lui et lui mit la main devant la bouche pour l'empêcher de crier, sans qu'elle n'ait le temps de comprendre ce qui était en train de lui arriver. Elle tenta de se débattre, laissant tomber ses prises au sol, et ne vit même pas ses poursuivant passer dans la rue principale sans jeter un œil à l'endroit où elle se trouvait ; ils étaient restés bloqués en attendant qu'un chemin s'offre à eux, le trafic leur barrant la vue sur ce qu'elle faisait, et ne l'avaient pas vu disparaitre dans la pénombre.

Ce qu'elle prenait pour son agresseur la lâcha finalement lorsqu'il eu vu les citoyens passer à tout allure devant eux, elle laissa tomber l'idée de se préparer à devoir se défendre lorsqu'il lui demanda si elle allait bien :

"Nom de Dieu mais..." Elle reprit son souffle, les membres encore tremblants et laissa retomber sa capuche sur ses épaules "Oui, merci..."

Mais qui donc était cet individu, et pourquoi l'avait-il aidée ?
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